lundi 23 novembre 2009
Premiers regards, premières impressions…
Bonjour à tous,
Cet article a été un peu long à venir mais j’avais besoin de quelques jours pour savoir où j’en étais, pour ne pas écrire, sous le coup d’une émotion trop vive, des choses que je ne pensais pas vraiment… Bref, il fallait que je me remette de mon départ et que je commence un peu à prendre mes marques avant de vous donner un peu plus de détails sur le début de cette expérience.
Reprenons depuis le début…
Je savais que mon départ et mon arrivée seraient des moments forts, chargés d’émotion, et ce fut le cas !
Je ne reviens pas ici sur les larmes du départ…
A mon arrivée à Mada : premiers regards assez émerveillés, premières impressions : il fait chaud ! L’avion atterrit pourtant à 06h30 du matin et le pilote nous indique qu’il fait 16 degrés dehors (en sortant de l’avion j’ai l’impression qu’il fait bien plus). Ce qui m’a le plus marqué à l’aéroport ce n’est pas la chaleur mais le paysage. J’avais quitté Paris en observant depuis le hublot les lumières électriques dans la nuit : les phares des voitures qui semblaient donner vie à un ballet moderne, les lampadaires, les immeubles encore éclairés par des néons puissants…
J’arrive à Tana : rien autour de l’aéroport, enfin rien apparemment, lorsqu’on est encore sur la piste. Plutôt rien de très travaillé, façonné par l’homme : eau, terre rouge, végétation… Des images assez extraordinaires pour mon regard de petite occidentale.
Cette première impression d’une nature vierge a très vite laissé place à la réalité. En sortant de l’aéroport nous tombons dans les bouchons et la pollution qui les accompagne. J’aurais pu me croire en plein Paris…sauf que la fausse fourrure usée dans le taxi ainsi que les enfants qui traversent vraiment n’importe où et les charrettes tirées par des zébus viennent me rappeler que non, je ne suis plus à Paris.
Ensuite le taxi nous dépose à la sortie de Tana pour prendre un taxi brousse. Quand je dis « nous » je parle de Nirina-le garçon qui est venu me chercher à l’aéroport-et moi. D’ailleurs j’ai vu Nirina un peu comme mon ange gardien à ce moment là, surtout quand on est sorti du taxi et que tous ceux qui étaient là se sont agglutinés autour de moi : vendeurs, passants, chauffeurs de taxi B… C’est une sensation bizarre et surtout assez dure à vivre (en tous cas pour moi). La fatigue, la chaleur, le fait d’être loin de tout ce que je connais, que j’aime…et puis me voila projetée dans cet univers inconnu, bruyant et pas du tout rassurant…
A ce moment, j’ai ressenti à quel point j’étais une étrangère. Dans cette situation ce mot prend tout son sens…
Je vous passe le reste des péripéties du voyage (par exemple : attendre 2 heures en plein soleil avant que le chauffeur estime enfin que le taxi brousse est assez chargé et que donc on peut partir) ou la dizaine de barrages de la police, gendarmerie et même de l’armée. D’ailleurs que vérifiaient-il vraiment ? Je ne reviendrai pas là-dessus ici, on m’a vivement conseillé de ne pas parler politique ou de ne pas trop me mêler de ce genre de choses donc je suis ces conseils (quelle prudence, quelle obéissance…je m’étonne moi-même parfois !). Bref : 3 heures de route pour rejoindre Antsirabe en taxi brousse. J’ai vu défiler sous mes yeux des paysages magnifiques, comme sortis d’un numéro de Géo, sauf que là je devenais une infime partie de ce paysage. Sur les bords des routes près de Tana, des dizaines de personnes fabriquent des briques à base de sable et les vendent. Ailleurs, j’ai pu voir des montagnes à la terre rouge, aux arbres bien verts. Beaucoup de végétation mais peu de fleurs. Je publie après cet article quelques photos (si la connexion le veut bien), histoire que vous puissiez un peu vous rendre compte de tout ça.
Donc je suis arrivée à bon port – merci Nirina - fatiguée et un peu perdue…
Fatiguée et un peu perdue…Je dois dire que ces deux mots sont ceux qui décrivent le mieux mes premiers jours ici. Fatiguée d’abord : il a fallu que je me remette du voyage (moins de 2h de sommeil dans l’avion), de l’émotion du départ, et que je me fasse au climat. Donc j’avais beau me coucher tôt, j’avais toujours l’impression d’être fatiguée dans la journée, du coup j’allais souvent me reposer un peu en début d’aprem (heu, en fait je sais pas pourquoi je parle au passé parce que ça je le fais encore parfois ça !).
Mais l’impression qui prédominait durant ces premiers jours était celle d’être perdue. … C’est vrai que j’ai eu du mal à repérer les rues etc, (ça commence à venir même si je ne suis toujours pas une pro). Mais ce n’est pas vraiment le manque de repères géographiques qui m’a fait souvent me sentir perdue… J’ai vécu en l’espace de quelques heures un tel changement de mode de vie, de perspectives…Ca m’a pas mal bouleversée.
Je crois que c’est une chose qu’on peut tenter d’imaginer mais pas vraiment comprendre si on ne l’a pas vécu…
Pour être honnête, les premiers jours, mon moral a un peu joué aux montagnes russes…
Comment vous expliquer ? Mon humeur et le regard que je posais sur ce qui m’entourait variaient plusieurs fois dans une même journée : quand je marchais dans les rues, je ne voyais que la pauvreté de nombre de gens que je croisais et après j’admirais la beauté des paysages ; je commençais à me sentir bien ici, après je me disais que je n’arriverai pas m’y faire, que les gens que j’aimais me manquaient trop.
Je parle au passé parce que aujourd’hui je commence à me faire à tout ça ; j’ai l’impression de vraiment découvrir une culture et j’ai déjà fais de belles rencontres…
Voila, je vais m’arrêter là pour aujourd’hui…Comme le titre l’indique je vous ai livré mes premières impressions, sensations…
Je reviendrai bientôt pour vous expliquer des choses plus concrètes du genre : comment et où je vis, mes premières rencontres etc.
Je pense à vous, à ma famille, à mes amis… Vous me manquez ! Je VEUX ET J'EXIGE (c’est dur à dire hein, essayez pour voir !) de vos nouvelles !
Bisous et à bientôt.
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Prends soin de toi Elo, tu es en train de vivre une expérience unique et surtout n'oublie de mettre ton blog à jour régulièrement j'ai hâte de connaitre la suite de tes aventures...Sinon à Lille, il pleut rien de nouveau en occident à part les débats incessants sur la main de Thierry Henry, tu vois il ne faut pas regretter d'être partie et des fois j'me dis que je devrais en faire autant
RépondreSupprimerBisous bisous
coucou !!! C'est vraiment sympa d'avoir fait ce blog, et c'est super intéressant pour moi de le lire d'autant plus que j'ai vécu la meme expérience... Bref. En tout cas, bon courage et n'oublie pas que je suis une fidèle lectrice...lol.
RépondreSupprimerGros gros bisous.
Mélanie
Coucou !!!!
RépondreSupprimerça fait vraiment plaisir d'avoir toutes tes impressions...d'autant plus que j'ai déjà vécu ça !! C'est pas facile mais j'espère que tu arriveras à bien t'adapter...
Sinon, jvoulais juste te dire aussi que je pense bcp à toi et que si tu as des questions ou si tu veux partager tes impressions ac moi, n'hésite pas. Allez bon courage et n'oublie pas le clan des spice girls t'attendra...mdr.
Gros bisous
Mélanie
Coucou toi!! je vois que tu es bien arrivé, ça a l'air un peu difficile pour toi, mais comme tu dis tu vas t'habituer, c'est la transition qui est difficile! en tout cas tu écris très bien, si, si je ne dis pas ça pour te brosser dans le sens du poil mais tu as une jolie manière de raconter les choses, j'ai hâte de lire la suite! on pense fort à toi ici, tu nous manques mais on est contentes pour toi, pleins de bisous, on t'aime fort!
RépondreSupprimerHello Elo ! :-)
RépondreSupprimerJsuis prem's pour commenter ce billet des premières impressions.
Jpense que c'est normal que ton humeur et tes impressions fluctuent autant, tu as la chance de faire et vivre une aventure pas si courante que ça. Tu vas, je pense, porogressivement trouver un nouvel équilibre "émotionnel" on va dire, avec le temps.
Ici, on a à peine 10 degré l'aprem, il pleut, il vente beaucoup. Le mieux loti nivo météo ça doit être encore l'autre gitan de Jérem, en Turquie !
;-)
Gros bisous, à très vite ici ou ailleurs !
Vincent
Coucou Elo,
RépondreSupprimerc'est avec une certaine émotion que j'ai lu ton article sur ton arrivée, ça me rappelle des émotions que j'ai pu ressentir et que je ressens encore. C'est pas toujours facile de vivre aussi loin de chez toi dans des environnements si différents mais c'est en soi une expérience extraordinaire dont il faut profiter. J'espère que tu te feras vite à ton nouveau mode de vie, je t'embrasse et te souhaite de vivre de belles aventures! Jérémy
Coucou ma elo!
RépondreSupprimeroua je suıs super content que tout se passe bıen pour toı, jespere que t'as eu mon message la dernıere foıs...quand jaı lu ton message je me suıs revu aussı comme Jerem quand ıl parle du mexıque. ca ma faıt quelque chose. je te comprends parfaıtement,c'est normal de passer par ce genre de moments pas facıle. tu ne pourras que mıeux savourer les bons. et daılleurs je voıs que ces dernıers semblent maıntenant predomıner. c'est la suıte logıque des choses, surtout que tu le merıtes. Contınue ta route. Je suıs sur que tu voıs ce que je veux dıre. Je pense tres fort a toı tu saıs.
Je t'embrasse.
Jerem
PS: ouı Vınce t'as bıen raıson nıveau meteo moı c'est parfaıt une tempete de cıel bleu comme tu le dıraıs sı bıen!!et mercı pour le ''Gıtan' tu me connaıs je prends cela pour un complıment ;D
PS2: putaın Elo tu la voıs ma maın la tu la voıs!!?? Fıves!!! :D
Bonjour Miss, j'espere que tu as la forme, je t'envoie sinon un petit peu de mon coktail, que tu as quelque peu apprécié lors de l'anniversaire d'Alicia.Nous pensons bien à toi, continue à nous donner de tes nouvelles à travers ton blog.
RépondreSupprimerBisous
Jean Luc