mardi 24 novembre 2009
Premières photos : sur la route entre Tana et Antsirabe
Aussitôt dit, aussitôt fait (ou presque)...
Voici quelques photos, histoires que vous puissiez découvrir les premiers paysages que j'ai moi-même découvert en arrivant à Mada, il y a un peu plus d'une semaine. Je les ai toutes prises sur le route, avant d'arriver à Antsirabe. Je vais essayer d'en publier d'aures assez vite...
Mada vue du ciel
Vue de la piste
Les briques de sable fabriquées et vendues sur le bord des routes autour de Tana
Sur la route, entre Tana et Antsirabe
Vue du taxi brousse (là vous n'avez pas le bruit du moteur ni les virages...!)
Photo prise au hasard de la route (je ne savais pas encore à ce moment là ce qu'était "THB"... c'est la bière locale...)
Changement complet de paysage, n'est-ce pas ?
lundi 23 novembre 2009
Premiers regards, premières impressions…
Bonjour à tous,
Cet article a été un peu long à venir mais j’avais besoin de quelques jours pour savoir où j’en étais, pour ne pas écrire, sous le coup d’une émotion trop vive, des choses que je ne pensais pas vraiment… Bref, il fallait que je me remette de mon départ et que je commence un peu à prendre mes marques avant de vous donner un peu plus de détails sur le début de cette expérience.
Reprenons depuis le début…
Je savais que mon départ et mon arrivée seraient des moments forts, chargés d’émotion, et ce fut le cas !
Je ne reviens pas ici sur les larmes du départ…
A mon arrivée à Mada : premiers regards assez émerveillés, premières impressions : il fait chaud ! L’avion atterrit pourtant à 06h30 du matin et le pilote nous indique qu’il fait 16 degrés dehors (en sortant de l’avion j’ai l’impression qu’il fait bien plus). Ce qui m’a le plus marqué à l’aéroport ce n’est pas la chaleur mais le paysage. J’avais quitté Paris en observant depuis le hublot les lumières électriques dans la nuit : les phares des voitures qui semblaient donner vie à un ballet moderne, les lampadaires, les immeubles encore éclairés par des néons puissants…
J’arrive à Tana : rien autour de l’aéroport, enfin rien apparemment, lorsqu’on est encore sur la piste. Plutôt rien de très travaillé, façonné par l’homme : eau, terre rouge, végétation… Des images assez extraordinaires pour mon regard de petite occidentale.
Cette première impression d’une nature vierge a très vite laissé place à la réalité. En sortant de l’aéroport nous tombons dans les bouchons et la pollution qui les accompagne. J’aurais pu me croire en plein Paris…sauf que la fausse fourrure usée dans le taxi ainsi que les enfants qui traversent vraiment n’importe où et les charrettes tirées par des zébus viennent me rappeler que non, je ne suis plus à Paris.
Ensuite le taxi nous dépose à la sortie de Tana pour prendre un taxi brousse. Quand je dis « nous » je parle de Nirina-le garçon qui est venu me chercher à l’aéroport-et moi. D’ailleurs j’ai vu Nirina un peu comme mon ange gardien à ce moment là, surtout quand on est sorti du taxi et que tous ceux qui étaient là se sont agglutinés autour de moi : vendeurs, passants, chauffeurs de taxi B… C’est une sensation bizarre et surtout assez dure à vivre (en tous cas pour moi). La fatigue, la chaleur, le fait d’être loin de tout ce que je connais, que j’aime…et puis me voila projetée dans cet univers inconnu, bruyant et pas du tout rassurant…
A ce moment, j’ai ressenti à quel point j’étais une étrangère. Dans cette situation ce mot prend tout son sens…
Je vous passe le reste des péripéties du voyage (par exemple : attendre 2 heures en plein soleil avant que le chauffeur estime enfin que le taxi brousse est assez chargé et que donc on peut partir) ou la dizaine de barrages de la police, gendarmerie et même de l’armée. D’ailleurs que vérifiaient-il vraiment ? Je ne reviendrai pas là-dessus ici, on m’a vivement conseillé de ne pas parler politique ou de ne pas trop me mêler de ce genre de choses donc je suis ces conseils (quelle prudence, quelle obéissance…je m’étonne moi-même parfois !). Bref : 3 heures de route pour rejoindre Antsirabe en taxi brousse. J’ai vu défiler sous mes yeux des paysages magnifiques, comme sortis d’un numéro de Géo, sauf que là je devenais une infime partie de ce paysage. Sur les bords des routes près de Tana, des dizaines de personnes fabriquent des briques à base de sable et les vendent. Ailleurs, j’ai pu voir des montagnes à la terre rouge, aux arbres bien verts. Beaucoup de végétation mais peu de fleurs. Je publie après cet article quelques photos (si la connexion le veut bien), histoire que vous puissiez un peu vous rendre compte de tout ça.
Donc je suis arrivée à bon port – merci Nirina - fatiguée et un peu perdue…
Fatiguée et un peu perdue…Je dois dire que ces deux mots sont ceux qui décrivent le mieux mes premiers jours ici. Fatiguée d’abord : il a fallu que je me remette du voyage (moins de 2h de sommeil dans l’avion), de l’émotion du départ, et que je me fasse au climat. Donc j’avais beau me coucher tôt, j’avais toujours l’impression d’être fatiguée dans la journée, du coup j’allais souvent me reposer un peu en début d’aprem (heu, en fait je sais pas pourquoi je parle au passé parce que ça je le fais encore parfois ça !).
Mais l’impression qui prédominait durant ces premiers jours était celle d’être perdue. … C’est vrai que j’ai eu du mal à repérer les rues etc, (ça commence à venir même si je ne suis toujours pas une pro). Mais ce n’est pas vraiment le manque de repères géographiques qui m’a fait souvent me sentir perdue… J’ai vécu en l’espace de quelques heures un tel changement de mode de vie, de perspectives…Ca m’a pas mal bouleversée.
Je crois que c’est une chose qu’on peut tenter d’imaginer mais pas vraiment comprendre si on ne l’a pas vécu…
Pour être honnête, les premiers jours, mon moral a un peu joué aux montagnes russes…
Comment vous expliquer ? Mon humeur et le regard que je posais sur ce qui m’entourait variaient plusieurs fois dans une même journée : quand je marchais dans les rues, je ne voyais que la pauvreté de nombre de gens que je croisais et après j’admirais la beauté des paysages ; je commençais à me sentir bien ici, après je me disais que je n’arriverai pas m’y faire, que les gens que j’aimais me manquaient trop.
Je parle au passé parce que aujourd’hui je commence à me faire à tout ça ; j’ai l’impression de vraiment découvrir une culture et j’ai déjà fais de belles rencontres…
Voila, je vais m’arrêter là pour aujourd’hui…Comme le titre l’indique je vous ai livré mes premières impressions, sensations…
Je reviendrai bientôt pour vous expliquer des choses plus concrètes du genre : comment et où je vis, mes premières rencontres etc.
Je pense à vous, à ma famille, à mes amis… Vous me manquez ! Je VEUX ET J'EXIGE (c’est dur à dire hein, essayez pour voir !) de vos nouvelles !
Bisous et à bientôt.
dimanche 1 novembre 2009
Premières lignes, J - 15 avant mon départ
Voici le premier message publié sur ce blog…
Pour un résumé (très) rapide des épisodes précédents : après moult péripéties, je m’envole dans 15 jours pour Madagascar…
Arrivée à Tananarive prévue le 16 novembre à 06h50 exactement ! Ensuite, un bus me mènera à Antsirabe, une ville des Hauts Plateaux dans laquelle je resterais 3 ou 4 mois si les plans restent inchangés. Là-bas je donnerai des cours français (d’ailleurs c’est vrai qu’il faut que je révise ma grammaire !) et mettrai en place des ateliers lecture, contes et peut-être même théâtre… Que de projets !
Après ça je me rendrai normalement à Majunga, une ville située plutôt au nord, sur la côte Ouest.
Enfin, je ne vais pas me lancer dans une description trop longue de tout ça. Premièrement parce que je ne suis pas encore partie ! Et deuxièmement parce qu’il se peut très bien que le hasard des rencontres/envies/déceptions/illusions me mènent vers d’autres sentiers (bah oui, qui sait !?). D’ailleurs « Le chemin se construit en marchant », il parait…
Bref, plus que deux semaines en France donc je suis en plein dans les derniers préparatifs (qui sont assez nombreux en fait…organisation dite « à l’arrache » oblige ! ) et les au revoir…
D’ailleurs je dois avouer qu’il est parfois difficile de garder les yeux bien secs. Je ne le dis pas par honnêteté mais parce que vous êtes ou serez un certain nombre à m’avoir vue fondre en larmes donc il m’est difficile de le nier ici ! A propos de ça : les filles merci encore pour le « carnet à remonter le temps », j’aurai l’impression de vous avoir un peu à mes côtés grâce à lui ;-)
Pour ne pas plomber l’ambiance je ne vais pas me lancer dans une énumération mélo des personnes qui me manqueront… Vous savez que vous allez me manquer, je le sais…inutile d’en rajouter !
Tout ça pour dire que j’espère que ce blog me permettra de vous faire partager un peu de cette expérience dont je rêve depuis bien longtemps ; il n’a d’ailleurs aucune autre prétention.
Vous avez intérêt aussi à me donner des nouvelles … sinon je reviens juste pour vous casser la gueule (ça fait peur hein !?)
A bientôt pour la suite…LE grand départ…
P.S : A ceux qui se demandent encore pourquoi je fais ça…
Si je devais donner UNE raison à ce que j’entreprend je dirai ceci : je ne fuis pas, je ne rêve plus, je pars à la découverte, de moi-même et des autres…
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