mardi 29 décembre 2009

Mon Noël malgache

Bonjour à tous, j’espère que vous avez passé un joyeux Noël ? Vous avez été gatés par le père Noël ? De mon côté je dois dire que j’ai mis un moment à réaliser que c’était vraiment Noël...Loin de la neige, des orgies de guirlandes lumineuses, du matraquage publicitaire et des pères Noël à chaque coin de rues...Eh oui, cette année pas de course aux cadeaux pour moi ni de décoration du sapin ni de chocolats de Noël ou de vin chaud ! Malgré ça, le miracle de Noël a bien eu lieu... Plusieurs faits demeurent inexplicables sans l’hypothèse du miracle de Noël. Un exemple ? Je suis allée à la messe le 24 au soir ! Vous n’avez pas mal lu : je suis allée à la messe...de mon plein grés ! Bon, pour limiter l’impact de cette nouvelle je dois avouer que : - je suis arrivée à la cathédrale vers 23h...mais la messe s’est terminée vers minuit donc une heure c’est pas si mal... - je n’y suis pas allée parce que j’ai ressenti un appel divin...mais parce que la religion est très importante ici et que j’étais curieuse de voir comment les malgaches fêtaient Noël. Un autre exemple du miracle de Noël ? J’ai coupé de la viande de zébu (crue, bien rouge) pour en faire des brochettes. Bon à priori, ce n’est pas exceptionnel comme acte. Mais je vous rappelle qu’en France, je n’aime déjà pas choisir la viande (même emballée) au supermarché...Donc c’est presque un exploit le coup des brochettes de zébu ! Non ? Ceci m’amène à vous parler de la journée du 24. Avec les membres de l’asso, on a passé la journée à tout organiser et préparer pour aller vendre boissons et nourriture en fin d’aprem et dans la soirée/nuit. Quelle histoire ! En fait, on s’était décidé à faire ça il y a un moment, pour essayer de récolter des fonds pour l’asso. Première chose : il fallait obtenir une autorisation...le 24 au matin, malgré toute la bonne volonté du monde : toujours pas d’autorisation ! Donc on s’est dit : tant pis, on le fait quand même...on était dans l’illégalité, c’était grisant...on devait se cacher des patrouilles de policiers, être tout le temps sur nos gardes, on n’avait aucun répit...Heu...bon, j’avoue que je m’emballe un peu là... Non...en fait ça ne s’est pas du tout passé comme ça. Il y avait plein de monde, beaucoup d’autres stands faisaient comme nous et je pense que pas un seul ne devait avoir cette autorisation de la mairie... ! Je vous passe les détails des préparatifs mais il y a quand même une chose que je dois souligner à propos des poulets que nous avons vendus : ils étaient vivants quand ils sont arrivés à la maison ! Et, là encore la magie de Noël a fait son travail : j’en ai tué un moi-même ! Quelqu’un le tenait, j’ai pris un grand couteau et d’un coup sec j’ai...mais non, je déconne ! Vous y avez cru ? J’apprend peut-être beaucoup ici mais pas au point d’être capable de tuer un poulet ! Rien que leurs cris me donnaient envie de partir en courant alors... ! Bref, au programme après ça : vente de boissons, brochettes de zébu, poulet grillé, nems, sambos ... Il y avait beaucoup de monde dans les rues. D’ailleurs je me suis fait la réflexion que nous, en France, nous avons tendance à nous rassembler, pour ne pas dire nous enfermer, pour Noël, alors qu’ici tout le monde sort ! Enfin, il faut dire pour notre défense que le froid qu’il fait en général à ce moment de l’année ne donne pas envie de nous ballader toute la nuit... Nous sommes donc restés jusqu’à 2h du mat’ à peu près... Comme il nous restait beaucoup de choses à vendre, on devait y retourner le 25 mais, là encore, un miracle de Noël a eu lieu : des gens de la famille nous on acheté tout le poulet, les brochettes et les nems qu’ils restaient ! Au lieu de retourner vendre ce qu’il restait, ce qui ne nous emballait pas vraiment, nous avons tout mangé et fait la fête ! C’est quand même mieux hein ?! Nous étions installés dehors, autour de quelques bouteilles, et tout le monde a chanté. Enfin, tout le monde...une petite blanche était au milieu de tout ça et se contentait de suivre le rythme car elle était incapable de chanter en malgache... ! Mais j’ai vraiment apprécié cette ambiance. Tout le monde s’y est mis : petits et grands chantaient et dansaient au son des guitares et du tam-tam ! Ca m’a vraiment changé des Noël que j’avais pu vivre jusque là... Voila, c’était le bref récit de mon Noël malgache... Je compte sur vous pour me donner des nouvelles et me raconter le votre ! A très bientôt Elo

mardi 22 décembre 2009

Premier bilan ?

Entre mes 23 printemps et un mois passé ici, un petit bilan serait peut-être légitime... Qu’en pensez-vous ? Cette idée s’est imposée à moi... Mais, après réflexion, j’en suis venue à la conclusion : je n’ai pas de conclusion ! Faire un bilan c’est être à la fin de quelque chose, et pour le moment je n’en suis pas là. C’est avec difficultés que j’essaie de faire le point... Mais je vais tout de même essayer ! Alors, mes 23 ans... Est-ce que je suis devenue plus mûre ? Est-ce que je sais plus où je vais, pourquoi... ? Ah la la, que de questions existencielles ! En fait je n’ai aucune réponse ; et je vais vous dire : ça me va très bien ! En fait, cet anniversaire a été très particulier pour moi. C’est assez facile à comprendre, je pense. C’est la première fois que je l’ai fêté loin de mes proches. Enfin, grâce à vos mails je ne me suis pas sentie si loin que ça ! D’ailleurs j’en profite pour remercier officiellement le clan des spice girls cinglées (elles se reconnaitront) : les filles j’ai adoré vos vidéos ! A part ça, que dire... ? J’ai fêté mon anniversaire avec une semaine de retard parce que, comme vous le savez, j’étais malade... Donc samedi dernier : les jeunes de l’asso sont venus à la maison avec leurs instruments (ah oui, je ne vous l’avais pas dit : ils ont un groupe de musique, vraiment bien d’ailleurs, mais je vous en reparlerai). Ils ont joué tout l’aprem ; on a bu un coup (coca uniquement, of course !) et ils sont revenus le soir. Ils m’ont offert un cadeau : une boite à bijoux en bois ; art malgache. Elle est très jolie, le problème est qu’il va falloir que je la remplisse...Vous me comprenez je suppose, je ne peux pas la laisser comme ça, toute vide : il lui faut des bijoux malgaches pour se sentir moins seule... Bref, la suite du programme : discussion, parties de Uno (où personne n’a triché...hum hum...et pendant laquelle je n’étais même pas de mauvaise foi ! si c’est vrai ! C’est peut-être l’âge...), on a nouveau trinqué (bah oui, il faut ce qu’il faut quand même hein) et puis petit spectacle déguisé/improvisé de Luc (celui chez qui je vis) ... s’il m’embête je publie les photos : ça va faire mal ! Bref, je vous ai fait un petit résumé. Tout ça pour dire que : j’ai passé un moment sympa ; je n’ai rien fait d’extraordinaire en fait... Mais je me suis rendue compte que le simple fait d’être ici est, en soi, extraordinaire. Donc après un peu plus d’un mois passé ici, je n’ai pas de bilan à vous transmettre. Juste des impressions. Je suis heureuse d’avoir franchi le pas, d’avoir sauté dans le vide ! Bon d’accord, je n’ai fait que prendre l’avion donc techniquement ce n’est pas vraiment un saut de le vide mais j’aime bien l’expression, ça fait plus romanesque ! Et plus sérieusement, elle retranscrit très bien ce que j’ai ressenti...Un saut dans l’inconnu, trop tard pour reculer, trop tard pour regretter ! Eh bien je vous rassure, un mois après : non rien de rien, non je ne regrette rien... (comment ça quelqu’un l’a dit avant moi ?!). Je sens que ce voyage m’apprend beaucoup, m’apporte beaucoup... Mais je ne peux pas encore définir ce beaucoup... C’est diffus, complexe, mais bien réel... Il n’y a pas très longtemps, je regardais par la fenêtre de la bibliothèque (et oui, même loin, je me « culture », faut pas croire !) et tout d’un coup j’ai eu comme un électro choc : je vous jure ! J’ai pris conscience du fait que je regardais toute cette agitation, ces mini bus surchargés, ces tireurs de pousse qui couraient, ces vendeurs le long des routes, ces gamins qui trainaient...bref, toute cette vie...et que c’était devenu mon quotiden. Je me suis rendue compte à quel point ce qui m’entoure m’est devenu familier. Ce que je regardais pleine de curiosité il y a un mois est devenu normal... Ca m’a procuré un sentiment étrange... Mais je vous rassure, je ne suis pas encore blasée. Je ne fais pas que VOIR les paysages, je les REGARDE... Et j’espère que ça va durer, que je vais conserver ma capacité d’émerveillement et le plaisir de la découverte encore longtemps... ! Voila pour ce premier bilan qui n’en est pas véritablement un... Je vous laisse et essaie de vous mettre quelques photos (que vous êtes nombreux à me réclamer). Comme la connexion rame (vous l’aurez compris) je suis obligée de faire une sélection drastique... Mais je me lance un défi : enfin dépasser mon impatience et publier ces photos ! Je vais donc vous livrer, dans les prochains jours, un petit medley... Il retrace en vrac quelques moments que j’ai passé ici, des paysages, des rencontres... A bientôt !

mardi 8 décembre 2009

Baptême du feu

Jusque là j’avais plutôt bien résisté, physiquement je veux dire... Un peu de fatigue, quelques fois des maux de tête, rien de bien méchant ! Je commençais à me prendre pour Super Vazaha (c’est à dire la superwoman des européens à Mada )... Et non, après un peu plus de 15 jours de vie ici : j’ai craqué, enfin mon corps a craqué... Si je ne peux plus compter sur lui... ! Bref, j’ai d’abord cru à une chute de tension, ce qui m’arrive parfois en France d’ailleurs. Je me suis couchée, assez optimiste, en mode « allez, ça va vite passer »... Eh bien ma santé m’a transmis un message subliminal que j’ai très vite enregistré : « Super Vazaha que dalle, c’est pas toi qui décide »... Ok ok, là je l’ai bien compris... Je vous passe les détails sordides mais en gros le lendemain matin je n’ai bu qu’une demi brique de jus d’ananas et le liquide n’est pas resté très longtemps dans mon ventre, il a très vite préféré faire un aller-retour... ! J’avais super soif mais ne pouvais pas trop boire... idem pour la faim ; super hein ! Du coup je me suis achetée du Coca (enfin on est allé m’en acheter parce que j’avais l’impression que si je faisais 50mètres je m’écroulerais, j’y ai échappé de peu d’ailleurs...). Le luxe, un coca bien frais ! C’était la première fois que j’en buvais depuis mon arrivée ! Et après plusieurs jours en loque attitude, je vais mieux. Cette saleté aura quand même mis une semaine a passer ! Enfin je me doutais que ça se passerait comme ça, que je serais malade...Il faut juste l’accepter n’est-ce pas ? Là vous vous dites : « eh bah, elle est zen là Elo », non ? Quitte à casser cette belle image je dois l’avouer : je parle comme ça maintenant parce que ça va à peu près, il y a 4 ou 5 jours je n’avais pas cette attitude détachée et pragmatique, je prononcais plutôt intérieurement des vulgarités sur le climat, la bouffe etc.. Bon voila quelques nouvelles. Elles ne sont pas super mais ne vous inquiétez pas, ça va aller...il le faudra bien de toutes façons ! Et je vais déjà beaucoup mieux. Je vais pouvoir retourner à mes cours de français ... parce que oui, du coup j’ai séché. Enfin comme je suis de l’autre côté de la barrière on ne dit pas : « elle a séché » mais « elle était absente »...Autre changement : nous quand on allait en cours et qu’on nous disait : « la prof n’est pas là » : waouh, la bonne nouvelle de la semaine ! On enchainait avec : « bon, on fait quoi, on va se ballader ? Qui veut aller boire un verre ? » ! Heu...pardon, je m’égare : ça c’était l’attitude de certains irrésponsables...avec mes amis nous en profitions toujours pour nous rendre à la BU et avancer sur nos recherches ... Of course ! Bref, ici, ça ne s’est pas passé comme ça ! Ils étaient déçus. Je ne vous ai pas dit, il m’ont même demandé si je pouvais faire cours le week end ! Si si, c’est vrai ! Qui serait cap d’aller demander à un de ses profs de faire cours le week end parmi vous ? Je vous lance le défi : qui ira voir Jean-Gab pour lui demander 2 heures de cours le samedi aprem ?! Bon je vous laisse sur cette digression totale... De votre côté, comment ça va ? La forme ? Vous résistez aux rhume, grippe, gastro et autres maladies hivernales ? J’attend vos nouvelles avec impatience ; et même si je ne vous répond pas toujours, ou pas très vite, sachez que ça me fait super plaisir de recevoir vos mails, je me sens moins loin de vous (oh c’est beau !). A bientôt pour de nouvelles aventures ! P.S : désolée mais je n'arrive toujours pas à rajouter des photos... Ne désespérez pas, ça viendra, un jour...

vendredi 4 décembre 2009

Là où je vis...

Me voici de retour pour vous donner un peu plus de détails sur l’endroit où je vis... Je vous préviens : âmes sensibles s’abstenir ! Non, je rigole...quoique ! Une chose est sûre : ici j’apprends à me passer de choses qui me semblaient essentielles en France. Mais je ne vais pas tout dévoiler tout de suite. Laissez-moi plutôt vous faire une petite visite guidée... Franchissons la porte d’entrée...Elle donne sur une cour où il y a trois maisons. Je vis dans l’une d’elle, chez les fondateurs de l’asso. Dans les deux autres maisons, il y a des membres de la famille. Et une autre partie de la famille vit à moins d’une minute à pieds... Dans la maison j’ai une chambre, avec un lit deux personnes, si c’est pas du luxe ça ! Par contre il y a des travaux (d’ailleurs je suis impatiente qu’ils soient finis...vous allez bientôt comprendre pourquoi). Donc les premiers temps : je passe par un escalier en bois situé dehors pour aller dans ma chambre. La plupart du temps ce n’est pas gênant...sauf quand il fait noir et qu’il n’y a pas de lumière (maintenant j’ai le réflexe lampe de poche le soir...mais lampe solaire hein, c’est pratique et écolo)...et sauf quand il pleut à torrent (et oui, ici il fait très beau mais de temps en temps : il pleut...beaucoup !). La pluie est un obstacle majeur aussi quand j’ai envie d’aller aux toilettes. Pourquoi ? Est-ce qu’il pleut dans la maison ? Non, non, pas du tout. En fait, les « toilettes » sont dehors. Quand je dis toilettes je veux plutôt dire « la cabane au fond du jardin », enfin vous voyez quoi...Il faut s’y faire... Je dois dire que je suis pressée que les travaux soient finis car il y aura des vrais toilettes dans la maison. Il y aura aussi une vraie douche et l’eau courante s’ils peuvent faire les raccordements ! Ouh ouh, trop la fête ! Ce qui m’amène à vous expliquer comment je fais pour prendre une douche... Alors le matin je vais demander s’il y a de l’eau chaude ; c’est à dire de l’eau chauffée dans une grande marmite sur les braises, dans la cuisine. Après, je traverse la cour (en pyjama, la tête dans le gaz, la serviette autour du cou et des sacs plastiques dans les mains ; deux en fait : un où il y a mes affaires de toilette, l’autre où je met mes vêtements propres). Après j’arrive dans la salle de bains, enfin la salle de douche... Là je rajoute de l’eau froide du robinet parce que, en général, l’eau est vraiment brulante. Et puis ensuite j’utilise un récipient pour me verser de l’eau sur le corps. Je suis bien contente d’avoir pris une fleur de douche d’ailleurs (là jsuis sûre que certains vont se demander : c’est quoi une fleur de douche ? Pas vrai les mecs ? Jérem, je t’imagine trop dire « c’est bien un truc de fille ça ! »). Bref, voila, l’aventure du matin pour aller prendre ma douche ! Ah oui, de vous parler du matin ça me fait penser à autre chose... Ceux qui me connaissent un peu savent que je suis une grande lève-tôt...n’est-ce pas !? Et bien ici je le deviens ; si si, c’est vrai ! En fait je n’ai pas trop le choix... Le bruit, le soleil, et tout simplement le rythme de vie. Si je me lève tard, il est 7h30 ... C’est pas l’heure où on rentre de soirée normalement ça ? Non quand même pas, surtout une fille sérieuse comme moi (ma famille va lire cet artcile ... !). Et encore, parfois je me réveille à 6h ou 6h30 ! Mais je peux m’estimer heureuse, quand je dors bien, les bruits ne me réveillent pas trop. Heureusement, sinon je serai réveillée tous les matins à 5h par de la musique ! Là vous vous dites « de la musique » ... Eh bien oui, mais pas le genre musique sympa qui passe à la radio... Non, non, ce sont des chants...religieux ! Je vous jure ! En fait pas très loin il y a une espèce d’église un peu bizarre. On m’a dit que c’était une sorte de secte genre branche pas très catholique du christianisme (oh jeu de mots !). Bref, ces espèces de tarés chantent tous les matins à 5h et le week end : toute la journée ! C’est pas une façon de parler hein : c’est vraiment toute la journée ! Enfin, je dois dire que ce n’est pas trop moche comme musique...mais au bout d’un moment ça prend un peu la tête quand même... Et puis je me dis que s’ils s’arrêtaient une heure ou deux de chanter la gloire de dieu et qu’ils venaient nous aider dans l’asso, dieu ne leur en voudrait pas...si ?! Bon, je m’arrête là, vous en savez un peu plus sur l’environnement dans lequel je vis. Je vous le disais : c’est un autre rythme, une autre vie même... Enfin, je ne vous ai pas trop parlé du soleil, des couleurs de la terre, des arbres... Je ne voudrais pas vous dégouter (d’ailleurs : pas trop de grisaille en France ?). La prochaine fois je vous parlerai plus de l’asso, de ce que je dois faire ici : ma mission si je l’accepte...en fait je l’ai déjà acceptée, maintenant il ne reste plus qu’à relever le défi ! J'avais prévu quelques photos histoire d'illustrer ces propos mais la connexion capricieuse ne veut pas les charger donc ce sera pour la prochaine fois... Quoiqu’il en soit je pense à vous, donnez moi des news ! Et ne vous inquiétez pas trop pour moi : je vais bien, je m’adapte à ce nouveau mode de vie. Pour finir ce n’est pas si terrible de se passer du confort habituel (enfin, je pense que je dis ça parce que je sais que ce n’est que temporaire), et ça permet sans doute de prendre encore plus conscience du fait que beaucoup de choses que l’on trouve normales, indispensables, sont en fait un véritable privilège... A bientôt !