jeudi 22 avril 2010

Je sais, il était temps...

Bonjour à tous, Cela faisait quelques jours, pour ne pas dire quelques semaines, que je remettais l’écriture de cet article à plus tard… Plus le temps passait, plus je me disais que j’avais tellement de choses à raconter que ça occuperait un certain nombre d’heures et de pages et je n’en prenais pas le temps. Mais il est clair que ça ne va pas aller en s’arrangeant donc je prends le zébu par les cornes et je me lance ! Je vais devoir faire des résumés, des raccourcis et des omissions mais voici la suite de mes aventures malgaches… Alors, tout d’abord : mes vacances (puisque c’est là que je vous ai quitté la dernière fois). Je pourrais écrire des pages et des pages sur le sujet… En gros : c’était génial ! Bon, j’avoue, c’est vraiment très court là… Je reprends : j’ai pas mal bougé dans Mada, j’ai découvert plein de choses extraordinaires. La première partie des vacances, j’étais avec ma mère. Nous sommes allées vers le Sud Est. On a pris un train. Jusque là, rien d’exceptionnel me direz vous… Mais si, il y a déjà de l’exceptionnel ! En fait, ce train est le dernier de l’île qui prend encore des voyageurs. Il parcourt environ 170km au milieu de la forêt primaire. C’est incroyable, on a mis presque 12 heures parce que le train s’arrête dans plein de petites gares, qui semblent littéralement perdues au milieu du monde, et y reste au grès des chargements et déchargements. Quand le train arrive, plein de gens l’entourent ; il faut dire que c’est le seul contact avec le reste du monde qu’auront ces gens dans la journée. Chaque gare est à la fois semblable est différente de la précédente. Il y a toujours cette foule, ces vendeurs de fruits, ces gamins qui réclament du savon, des stylos ou qui se contentent de regarder. Mais dans chaque gare, de nouvelles rencontres sont possibles (même si elles sont courtes), on trouve un nouveau truc à manger (qu’est-ce que j’ai pu manger ce jour là ! J’ai gouté à tout : différentes sortes de bananes, plusieurs fruits dont j’ai oublié le nom, mélange de coco et de farine de maïs…et j’en passe). Pour ce qui est des paysages aussi, il y a de quoi dire ! Sur plusieurs kilomètres, on ne voit que des bananiers, puis que des arbres du voyageurs…etc, c’est dingue, il y a des moments où le train coupe des branches tellement la végétation est proche. On a vraiment l’impression d’entrer dans un univers particulier, vierge de la main de l’homme (à part les rails, d’accord), au cœur du monde et en même temps pas tout à fait dans notre monde…Je ne sais pas si vous voyez ce que je veux dire… Bref, je clos l’épisode du train pour en venir à Manakara, le terminus. C’est une assez grande ville, sur la côte Est. Là encore : une découverte magnifique ! Nous sommes allées dans un hôtel qui semblait loin de tout. Plusieurs kilomètres de piste pour y arriver mais cela valait le coup ! L’hôtel n’était pas très bien entretenu, on nous avait prévenues. Mais on nous avait aussi dit que c’était un environnement magnifique (« on » en fait c’est le guide qui nous a accompagné, quelqu’un qui connaissait très bien l’île et qui nous a fait découvrir de belles choses, hors des sentiers battus). Et bien, en effet, c’était incroyable. A quelques centaines de mètres de l’hôtel : le canal des Pangalanes rejoint l’Océan Indien. On a la sensation que deux mondes se rencontrent. Autre particularité de l’hôtel : les lémuriens qui s’y baladent… Ils sont en liberté mais ont été habitué à la présence humaine donc le matin par exemple, ils viennent et on peut leur donner à manger ; ils nous attrapent la main délicatement et prennent un bout de banane, les plus téméraires grimpent même sur nous et s’agrippent à nos vêtements pour être plus vite servis ! C’est vraiment un moment extraordinaire ! Je vous avais dit que ça risquait d’être long…Bon je vais finir cette partie des vacances en vous racontant une dernière chose… A un moment, on s’arrête au bord de la route, devant une petite maison qui, à première vue, est comme toutes les autres. En fait, nous y rencontrons un homme, plus très jeune, qui nous montre son jardin. Un endroit que j’ai adoré : petit, idyllique. Des arbres fruitiers, un petit cours d’eau et des caméléons… A cet endroit, on a l’impression que le temps s’arrête, ou qu’il n’a plus d’importance, c’est calme, paisible…On a envie de s’assoir sur un rocher, les pieds dans l’eau et de regarder, d’écouter ce qui nous entoure, ou d’ouvrir un bon livre… Avant de partir, notre hôte a attrapé des caméléons et nous les a mis sur le bras ! C’est vraiment curieux de voir cet animal vous grimper dessus, on a toujours l’impression qu’il va perdre l’équilibre et se ramasser mais non, il tient bon ! Voila, j’en ai fini pour cet épisode, même s’il reste plein de choses à dire et je passe à la deuxième partie. Quand mon père est arrivé, nous sommes restés quelques jours à Tana puis nous sommes partis à Majunga, une ville sur la côte Ouest. Avant le départ, on s’est fait une journée de ballade à environ 90km à l’Ouest de Tana, c’était vraiment bien. On a vu un lac immense, une cascade impressionnante et des geysers. Devant ça, on avait juste envie de dire « waouh », les geysers n’étaient pas très grands mais voir cette eau qui sort de la terre comme ça, au milieu de roches ocre, c’est assez incroyable. Maintenant je passe à Majunga…Première chose : il fait chaud ! Non, il fait très chaud ! Plus de 40 degrés à l’ombre…mais où est donc l’ombre ?! On était dans une maison prêtée par une amie de ma mère, à deux pas de la plage. Au programme, baignade plusieurs fois par jour. Cela ne nous rafraichissait pas vraiment puisque l’eau était chaude…mais bon, c’était très agréable. Et puis on mangeait beaucoup de poissons, que les pêcheurs nous vendaient sur la plage, des capitaines (si, ça existe, et c’est très bon), des crevettes, des langoustes…tout ça grillé au barbecue…hum…un délice ! La ville en elle-même est assez agréable je trouve. Je ne saurais pas très bien expliquer l’atmosphère qu’il y règne mais l’éclat permanent du soleil lui donne à la fois un côté carte postale et un autre, tellement plus vivant. Et face à la mer on trouve le plus vieux baobab de Madagascar, il a une taille vraiment étonnante. Là encore, je pourrais raconter bien d’autres choses mais les lignes s’accumulent et j’ai encore tant de choses à dire… Je passe donc à mon retour… Je me demandais ce que ça me ferait de revenir à Antsirabe…j’ai eu une sensation à laquelle je ne m’attendais pas vraiment : j’avais l’impression de rentrer chez moi. Ne vous inquiétez pas, je ne suis pas en train de vous dire que je ne reviendrai pas en France. Non, je suis trop impatiente de faire mon M2… (comment ça même de loin vous pouvez détecter l’ironie de cette phrase ?). Bon, sérieusement, je vais rentrer, c’est certain, mais il est vrai que j’ai découvert une ville, des gens, qui me font aussi me sentir bien. Donc, j’ai retrouvé mes habitudes avec quelques changements quand même puisque des bénévoles sont arrivés pendant mon absence. Ils sont tous vraiment bien, chacun à leur manière (je suis obligée de dire ça, ils vont peut-être lire cet article !). Marine n’est restée qu’un mois, elle a aidé SPV au niveau communication (pour l’organisation du cabaret par exemple) et a coaché les jeunes au basket. Elle est déjà repartie mais je pense qu’elle a laissé une petite partie de son cœur ici, à en croire les dernières nouvelles. Maxime est venu donner des cours d’informatique aux enfants ainsi que créer un site internet pour l’asso (il sera bientôt en ligne) et un logiciel de gestion pour le parc cyclo pousse. Sandrine et Sophie sont infirmières, elles font de la prévention Sida auprès des prostituées et font le tour des dispensaires autour d’Antsirabe. Voila la présentation du petit groupe de bénévoles de SPV-Felana, groupe qui va bientôt accueillir de nouveaux membres d’ailleurs. J’ai encore beaucoup à dire mais je me rends compte que ça vous fait déjà pas mal de lecture donc je poursuivrai la prochaine fois. Avant de vous quitter, je peux rajouter que parfois je prends un moment, toute seule, et je regarde autour de moi, je pense à ce que je suis en train de vivre. Je me dis que j’ai de la chance, que j’ai fait de belles rencontres, du genre qu’on n’a pas envie de laisser derrière soi au prochain virage. Des malgaches, des bénévoles, mais aussi certains européens qui ont croisé mon chemin… Une fois, assise en terrasse avec une amie, j’ai parlé quelques minutes à un résident que je n’avais jamais vu et que je n’ai plus vu depuis. Il disait avec son accent espagnol que la vie nous fait plein de « petites cadeaux » et qu’il faut juste être à l’écoute, savoir les recevoir…J’ai trouvé ça joli, et vrai... Je vous laisse donc sur cette petite pensée, en espérant que chacun d’entre nous puisse voir, à sa manière, tous ces petits cadeaux. A bientôt. Bisous Elo

3 commentaires:

  1. Bien qu'ayant déjà eu la plupart de ces observations " au fil de l'eau ", je suis contente de me replonger dans tes aventures "madagascariennes" :)))!!!!!!!
    Bisous, Flo

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  2. Content de te lire ma élo :D et encore de ne t'avoir eu au téléphone qu'une minute trente...pff ("nardine mouk!" ca te manque ca hein! hihi)...du coup je me suis lancé dans la redaction d'un mail qui promet d'être long puisque que comme toi pour ton article j'ai repoussé le moment de t'écrire en imaginant tout ce que je devais te dire et te demander!...mais bon tout ca c'est comme pour un mémoire de recherche on s'en sort toujours à la fin n'est-ce pas!?
    je te laisse, je pense tres fort à toi, tu le sais de toute façon, et pis franchement - ça m'enmerde de le dire - mais putain c'est fou comme tu me manques.

    Je t'embrasse,

    Jérémie, Super Vagabond, ton MA.

    PS: putain de sa race, quel message plein de vulgarité!..

    PS2: pourrais tu echanger ton billet retour par un aller simple pour new delhi?! histoire qu'on se voit avant septembre... pfff allez quoi!

    PS3: bisous

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  3. Bonjour Elodie!
    Je me permets d'intervenir sur ton blog pour quelques renseignements.
    Je suis infirmière sur l'ile de la réunion et projette de venir donner de mon temps pour l'association.
    J'aurais aimé être en contact avant mon départ avec d'autres bénévoles pour avoir quelques informations concernant la vie sur place, les rôle de chacun, les projets en cours...
    Je te laisse mon adresse mail pour que l'on puisse échanger: lawence10@hotmail.com.
    Merci, à bientot
    Laurence

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